Claudius Weber (*1966) est un plasticien et sculpteur formé
à la Schule für Gestaltung de Lucerne et à la HGK de Zürich. Membre très actif
des réseaux culturels lucernois, il y anime à partir de 1993 et pendant sept
ans un espace dédié à la rencontre et à la médiation autour de l'art
contemporain à l'enseigne de «2+2». En
2002, il décide d'élargir son champ d'action pour réintégrer le geste
originaire de l'artiste-artisan. C'est ainsi qu'il installe un atelier de
sculpture dans la banlieue lausannoise, où il travaille en miniature avec des
matériaux pauvres - plastique, liège, noyaux, os et bois. Les œuvres
s'élaborent autour d'une sorte d'archéologie de l'art, convoquant des formes
élémentaires comme la spirale, le labyrinthe et la figure humaine. En 2006, il
rejoint le comité des éditions art&fiction où il participe à la conception
de monographies et à la production de livres d'artistes.
Entre
2008 et 2009, il se concentre en particulier sur la construction de
labyrinthes. Depuis qu'ils ont fait leur apparition dans les journaux
quotidiens, on croit souvent que les labyrinthes sont un divertissement pour
graphomane du dimanche. Claudius Weber va plus loin en invitant les «lecteurs»
de ses labyrinthes, (ceux qui se risqueront, du bout du doigt, à en explorer
les méandres) à les utiliser comme un laboratoire, où l'on suit - et interprète
- les sentiers. Le «laboratoire labyrinthe» se prête à une lecture en plusieurs
temps. D'abord on est frappé par la force esthétique de ces figures
clignotantes et intrigantes. Puis, si l'on se décide à tenter de suivre un
chemin (encore faudra-t-il décider si le chemin est noir ou blanc), on sera
surpris par les tours et détours, les options ou l'absence d'option, la sortie
ou l'impasse. On se rapportera avec profit aux légendes pour découvrir quel nom
porte l'égarement qu'on aura vécu: fatal? égal? cynique?... Enfin, lorsqu'on le quitte des yeux, le
labyrinthe se «referme», nous laissant face à son opacité de diamant taillé par
l'esprit.
Edition limitée à 200 exemplaires + 20 HC
Edition: Claudius Weber
Conception graphique: Claudius Weber
Photolithographie: Roger Emmenegger, Datatype
Impression et reliure: Nicolas Chabloz, La Tour-de-Peilz






